Dans la réglementation française et européenne, VL est l'abréviation de Véhicule Léger, catégorie regroupant tous les véhicules dont le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) ne dépasse pas 3,5 tonnes. Cette classification détermine les conditions de conduite — un simple permis B suffit — ainsi que les exigences techniques et administratives applicables. Dans le secteur de la restauration mobile, la catégorie VL est la plus répandue, car elle permet à tout entrepreneur sans permis spécifique de conduire et d'exploiter un food truck.
Les food trucks VL représentent 60 à 65 % du parc français de restauration ambulante. Les châssis les plus utilisés sont le Renault Master (empattement 3 682 à 4 332 mm), le Mercedes Sprinter et l'Iveco Daily. La longueur utile de la zone de production varie de 3,5 à 5,5 mètres, offrant une surface de travail de 8 à 14 m². Un food truck VL aménagé clé en main représente un investissement de 60 000 à 130 000 euros selon le niveau d'équipement. Avec un équipage de 1 à 3 personnes, ces véhicules permettent de servir 80 à 200 couverts par jour, générant un chiffre d'affaires annuel de 120 000 à 250 000 euros.
Sur le plan réglementaire, les food trucks VL doivent obtenir l'homologation VASP (Véhicule Automoteur Spécialisé) délivrée par la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) après transformation. Le contrôle technique est annuel dès la quatrième année de mise en circulation. L'aménagement est directement contraint par le PTAC : avec une tare courante de 2 à 2,4 tonnes, la charge utile restante de 1,1 à 1,5 tonne doit couvrir équipements de cuisine, stocks alimentaires et personnel.
Peser le food truck en situation réelle (stocks, bouteilles de gaz, personnel) sur un pont-bascule avant la mise en service. Une surcharge expose à une amende de 135 à 750 euros et à l'immobilisation du véhicule.
Mon Camion Resto conçoit des food trucks VL sur châssis Renault Master, Mercedes Sprinter et Iveco Daily dans ses ateliers de Bègles (Bordeaux), Pantin (Paris) et Longwy (Metz), en optimisant chaque kilogramme disponible pour maximiser la production dans les limites du PTAC.

