Le châssis constitue l'ossature principale d'un food truck — une structure en longerons et traverses métalliques sur laquelle reposent la cabine de conduite, la caisse commerciale aménagée et l'ensemble des équipements embarqués. Il intègre le moteur, la boîte de vitesses, les essieux, les systèmes de freinage et la suspension. Dans la restauration ambulante, la qualité et le dimensionnement du châssis déterminent la durabilité du véhicule et sa capacité à supporter les contraintes dynamiques répétées de la route sur toute la durée d'exploitation.
Les constructeurs Iveco, Mercedes et Renault proposent des châssis-cabines configurables pour les food trucks, avec des empattements de 3 000 à 4 500 mm selon la longueur de caisse souhaitée. Un châssis léger neuf de 3,5 t est disponible entre 25 000 et 42 000 euros, tandis qu'un châssis lourd de 12 à 19 t dépasse les 80 000 euros. Chaque tranche de 300 mm d'empattement supplémentaire représente environ 0,7 m² de caisse en plus. Le châssis représente en moyenne 30 à 40 % du budget total d'un food truck clé en main.
Le châssis doit répondre aux exigences du PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) réglementaire. La répartition des charges entre essieux avant et arrière — vérifiée lors de la réception VASP (Véhicule Automoteur Spécialisé) délivrée par la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) — est un point de contrôle critique. Pour les châssis légers, le contrôle technique est annuel dès la quatrième année ; pour les châssis lourds de plus de 6 ans, il devient semestriel.
Un empattement court (3 000 mm) améliore la maniabilité en milieu urbain, tandis qu'un empattement long (4 500 mm) maximise la surface de cuisine. Choisir en fonction des emplacements habituels d'exploitation.
Mon Camion Resto sélectionne ses châssis auprès des constructeurs européens reconnus et pilote les démarches de réception VASP pour chaque projet réalisé dans ses ateliers de Bègles (Bordeaux), Pantin (Paris) et Longwy (Metz).

